{"id":1475,"date":"2025-10-27T16:07:09","date_gmt":"2025-10-27T16:07:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalapaix.org\/?p=1475"},"modified":"2025-10-27T16:07:09","modified_gmt":"2025-10-27T16:07:09","slug":"lutte-contre-le-blanchiment-de-capitaux-et-le-financement-du-terrorisme-le-burkina-faso-sort-de-la-liste-grise-du-groupe-daction-financiere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.journalapaix.org\/?p=1475","title":{"rendered":"Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : le Burkina Faso sort de la liste grise du Groupe d\u2019action financi\u00e8re"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le Burkina Faso est officiellement sorti de la liste grise du Groupe d\u2019action financi\u00e8re (GAFI), l\u2019organisme mondial de surveillance du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. L\u2019annonce a \u00e9t\u00e9 faite par le ministre de l\u2019Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, vendredi 24 octobre 2025, \u00e0 Ouagadougou.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans la lutte contre le blanchiment de capi- taux et le financement du terrorisme, les efforts du Burkina Faso ont \u00e9t\u00e9 reconnus par le Groupe d\u2019action financi\u00e8re (GAFI), l\u2019organisme mondial de surveillance du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Celui-ci, apr\u00e8s sa pl\u00e9ni\u00e8re tenue \u00e0 Paris, dans la capitale fran\u00e7aise, a officiellement retir\u00e9 le Burkina Faso de sa liste grise marquant l\u2019aboutissement d\u2019un long processus engag\u00e9 depuis 2021. L\u2019annonce de cette bonne nouvelle pour le pays des Hommes int\u00e8gres a \u00e9t\u00e9 faite, vendredi 24 octobre 2025, \u00e0 Ouagadougou, par le ministre de l\u2019Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab Nous sommes heureux aujourd\u2019hui d\u2019annoncer que le Burkina Faso est sorti de la liste grise du GAFI. Le Burkina est inscrit sur cette liste depuis 2021 \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le ministre charg\u00e9 de l\u2019Economie. Qu\u2019est-ce qui explique qu\u2019un pays soit inscrit sur la liste grise du GAFI ? Pour Aboubakar Nacanabo, si des \u00e9valuations sont faites \u00e0 l\u2019issue desquelles, des d\u00e9faillances strat\u00e9giques sont montr\u00e9es dans le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le GAFI place le pays sur sa liste grise.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec le pays concern\u00e9, il est convenu un plan de 37 actions qui doivent \u00eatre accomplies avant qu\u2019il ne sorte de la liste grise, a-t-il ajout\u00e9. Le ministre Nacanabo a rappel\u00e9 qu\u2019effectivement en 2021, l\u2019analyse et l\u2019\u00e9valuation qui ont \u00e9t\u00e9 faites ont d\u00e9montr\u00e9 que dans le dispositif du Burkina, il y avait des d\u00e9faillances. \u00ab A partir de cela, il y a eu un engagement politique fort pour mat\u00e9rialiser la volont\u00e9 du Burkina \u00e0 lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un plan de 37 actions a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 et coordonn\u00e9 par la Cellule nationale de traitement de l\u2019information financi\u00e8re (CENTIF) \u00bb, a-t-il indiqu\u00e9. Il a signifi\u00e9 que ce plan d\u2019actions concerne le domine l\u00e9gislatif, technique et institutionnel reposant sur la volont\u00e9 politique, avec un fort engagement des \u00ab plus hautes autorit\u00e9s \u00bb pour que le Burkina puisse sortir de la liste grise. Car, a-t-il not\u00e9, la pr\u00e9sence d\u2019un pays sur la liste grise du GAFI a plusieurs<br>implications.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab Au regard d\u2019ailleurs de notre contexte, il est important et dans notre int\u00e9r\u00eat de travailler effectivement \u00e0 mettre en place un dispositif solide de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Donc, le plan d\u2019actions ayant \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9, toutes les structures qui sont impliqu\u00e9s se sont engag\u00e9es et mobilis\u00e9es sous la coordination de la CENTIF pour que nous puissions accomplir les diff\u00e9rentes actions qui vont du dispositif l\u00e9gislatif au dispositif technique et institutionnel \u00bb, a soutenu Aboubakar Nacanabo.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le plan l\u00e9gislatif, il a relev\u00e9 que l\u2019une des avanc\u00e9es majeures est l\u2019adoption de la loi sur la lutte contre le blanchiment de capitaux, la lutte contre le financement du terrorisme<br>et celle sur les armes de destruction massive adopt\u00e9e, il y a quelques mois \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e l\u00e9gislative de Transition (ALT). Le Burkina Faso a \u00e9galement \u0153uvr\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper un registre \u00e9lectronique des b\u00e9n\u00e9ficiaires qui a \u00e9t\u00e9 mis en \u0153uvre et qui fonctionne, a assur\u00e9 M. Nacanabo.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab Il faut aussi dire qu\u2019il y a un travail qui a \u00e9t\u00e9 fait avec les autorit\u00e9s de supervision et de contr\u00f4le et les assujettis. Tous les acteurs ont jou\u00e9 leur r\u00f4le pour permettre d\u2019accomplir les 37 actions du GAFI \u00bb, a-t-il soutenu. Apr\u00e8s cela, a confi\u00e9 Aboubakar Nacanabo, le GAFI a effectu\u00e9 un d\u00e9placement au Burkina au mois d\u2019ao\u00fbt 2025 pour une visite de terrain en dehors jusque-l\u00e0 des \u00e9changes de documents et des r\u00e9unions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce, a-t-il pr\u00e9cis\u00e9, pour que le GAFI puisse s\u2019assurer de la volont\u00e9 politique et de la conformit\u00e9 des documents qui ont \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9s avec la r\u00e9alit\u00e9 du terrain. Le ministre charg\u00e9 de l\u2019Economie a aussi fait cas de la satisfaction du GAFI de l\u2019engagement du Burkina et des actions concr\u00e8tes sur le terrain pour mat\u00e9rialiser la question de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab Apr\u00e8s la visite de terrain du GAFI \u00e0 Ouagadougou, le Burkina attendait la pl\u00e9ni\u00e8re qui a eu lieu et \u00e0 l\u2019issue de laquelle, le Burkina a \u00e9t\u00e9 f\u00e9licit\u00e9 pour l\u2019engagement politique fort et tout ce qui a \u00e9t\u00e9 fait comme actions. La sortie du Burkina Faso a \u00e9t\u00e9 donc act\u00e9e en ce qui concerne sa pr\u00e9sence sur la liste grise du GAFI \u00bb, a-t-il dit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des implications de la liste grise du GAFI<br>Quand un pays est sur la liste grise du GAFI, aux dires du ministre charg\u00e9 de l\u2019Economie, il y a des implications \u00e9conomiques, politiques et diplomatiques. Sur le plan \u00e9conomique, a-t-il relev\u00e9, la liste grise du GAFI rend les investisseurs frileux, vis-\u00e0-vis du pays, qui vont estimer que son syst\u00e8me financier n\u2019est pas efficace. \u00ab Tout cela a \u00e9t\u00e9 pris en compte et on peut dire aujourd\u2019hui que le fait qu\u2019on soit sorti de la liste grise du GAFI permet de rassurer davantage les investisseurs \u00bb, a mentionn\u00e9 M. Nacanabo.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il a \u00e9galement \u00e9voqu\u00e9 le fait que la liste grise du GAFI peut avoir une implication n\u00e9gative sur la notation souveraine du Burkina qui rend difficile la lev\u00e9e de fonds sur le march\u00e9. Et m\u00eame si l\u2019on arrive \u00e0 lever des fonds, a-t-il pr\u00e9venu, il est difficile d\u2019avoir des taux acceptables parce que la prime de risque qui est int\u00e9gr\u00e9e au taux d\u2019int\u00e9r\u00eat sera \u00e9lev\u00e9e. \u00ab Donc, aujourd\u2019hui, on peut dire qu\u2019en ce qui concerne la sortie du Burkina Faso de la liste grise du GAFI, les relations entre le Burkina et les investisseurs pourront s\u2019am\u00e9liorer \u00bb, a laiss\u00e9 entendre le ministre Nacanabo. Sur le plan diplomatique aussi, quand un pays est sur la liste grise du GAFI, cela peut affecter ses relations diplomatiques avec certains pays, \u00e0 l\u2019entendre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab Aujourd\u2019hui, nous pouvons donc nous satisfaire de tous les efforts qui ont \u00e9t\u00e9 fournis pour que le Burkina puisse \u00eatre mis hors de la liste grise du GAFI. Mais, il faut dire que cela a \u00e9t\u00e9 le fruit d\u2019un travail collectif. D\u2019abord, un engagement fort des plus hautes<br>autorit\u00e9s, ensuite une implication forte des diff\u00e9rents minist\u00e8res \u00bb, a-t-il rench\u00e9rit. Au premier rang de la contribution des d\u00e9partements minist\u00e9riels, en plus du<br>minist\u00e8re en charge de l\u2019\u00e9conomie, le ministre Nacanabo a cit\u00e9 les minis- t\u00e8res en charge de la justice, de la s\u00e9curit\u00e9, des libert\u00e9s publiques, du commerce, de l\u2019urbanisme, etc.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toutefois, a-t-il fait comprendre, la sortie du Burkina de la liste grise du GAFI n\u2019est pas une fin en soi, mais c\u2019est une \u00e9tape franchie, une bataille gagn\u00e9e pour maintenir le cap en \u00e9tant toujours vigilant sur toutes les questions de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab Pour cela, avec la Cellule nationale de traitement de l\u2019information financi\u00e8re, nous avons \u00e9labor\u00e9 un plan d\u2019actions pour voir les mesures de vigilance et de renforcement de capacit\u00e9s des acteurs, les mesures institutionnelles \u00e0 prendre pour que le Burkina Faso ne retombe plus dans cette liste grise et puisse avoir un dispositif robuste de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement<br>du terrorisme \u00bb, a conclu le ministre Nacanabo.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Sidwaya<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Burkina Faso est officiellement sorti de la liste grise du Groupe d\u2019action financi\u00e8re (GAFI),&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1476,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[47],"tags":[],"class_list":["post-1475","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-securite-actualite"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1475","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1475"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1475\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1477,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1475\/revisions\/1477"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1476"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1475"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1475"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1475"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}