{"id":2196,"date":"2026-01-20T10:24:10","date_gmt":"2026-01-20T10:24:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalapaix.org\/?p=2196"},"modified":"2026-01-20T10:24:10","modified_gmt":"2026-01-20T10:24:10","slug":"cote-divoire-la-filiere-cacao-dans-limpasse-faute-dexportations","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.journalapaix.org\/?p=2196","title":{"rendered":"C\u00f4te d\u2019Ivoire : la fili\u00e8re cacao dans l\u2019impasse faute d&rsquo;exportations"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Depuis plusieurs semaines, des centaines de tonnes de cacao restent bloqu\u00e9es dans les entrep\u00f4ts ivoiriens, paralysant la fili\u00e8re et laissant des milliers de producteurs sans revenus, malgr\u00e9 les assurances du r\u00e9gulateur.<\/strong> <strong>\u00c0 Duekou\u00e9, dans l\u2019ouest de la C\u00f4te d\u2019Ivoire, des tonnes de cacao s\u2019entassent dans les entrep\u00f4ts. Faute d\u2019exportation, la fili\u00e8re du premier producteur mondial est aujourd\u2019hui paralys\u00e9e. Depuis la mi-octobre 2025, avec la chute des prix sur le march\u00e9 mondial, les exportations sont au ralenti et les stocks s&rsquo;accumulent partout, plongeant les producteurs dans une d\u00e9tresse \u00e9conomique et sociale.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les coop\u00e9ratives, qui fonctionnent comme des d\u00e9p\u00f4ts-ventes, accumulent les demandes d\u2019exportation, appel\u00e9es connaissements, sans r\u00e9ponse du Conseil du caf\u00e9 et du cacao (CCC). Siriri Millogo, directeur d\u2019une coop\u00e9rative locale, a transmis treize demandes depuis d\u00e9but janvier, toutes rest\u00e9es sans suite. \u00ab La validation du connaissement ne prend habituellement que quelques minutes \u00bb, explique-t-il, impuissant face \u00e0 la paralysie administrative.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette situation plonge les producteurs dans la d\u00e9tresse. Marty Somda, de la coop\u00e9rative Cabend, raconte : \u00ab Un agriculteur est venu nous voir avec une production estim\u00e9e \u00e0 neuf millions de francs CFA, mais il n\u2019avait m\u00eame pas cinq francs pour les fun\u00e9railles de sa femme. \u00bb D\u2019autres, comme Laurent Kon\u00e9, sont contraints de vendre leur cacao \u00e0 des prix d\u00e9risoires pour faire face \u00e0 l\u2019urgence : \u00ab On m\u2019a donn\u00e9 un ordre de payer, mais comment puis-je payer ? J\u2019ai vendu mon cacao \u00e0 2 000 francs alors que le prix officiel est de 2 800. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le prix du cacao, fix\u00e9 par l\u2019\u00c9tat ivoirien deux fois par an, est aujourd\u2019hui d\u00e9connect\u00e9 des cours mondiaux, tomb\u00e9s \u00e0 environ 5 000 dollars la tonne, contre 12 000 dollars fin 2024. Si le CCC affirme que \u00ab toute la production sera achet\u00e9e \u00bb, selon Yves Brahima Kon\u00e9, son directeur, la mise en \u0153uvre concr\u00e8te tarde, et de nombreux exportateurs se trouvent incapables de proc\u00e9der \u00e0 leurs achats faute de quotas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le syst\u00e8me de prix garantis, con\u00e7u pour prot\u00e9ger les producteurs des fluctuations du march\u00e9, se r\u00e9v\u00e8le paradoxal. Les exportateurs, achetant au prix fix\u00e9 par l\u2019\u00c9tat, risquent des pertes que la loi pr\u00e9voit de compenser, mais le fonds de garantie n\u2019est pas activ\u00e9. Moussa Kon\u00e9, syndicaliste, d\u00e9plore : \u00ab Celui qui produit le cacao n\u2019est pas prot\u00e9g\u00e9. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La crise de m\u00e9vente rappelle des \u00e9pisodes similaires, comme en 2017, et illustre la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des producteurs ivoiriens, dont d\u00e9pend indirectement un cinqui\u00e8me de la population du pays. Dans l\u2019attente d\u2019une solution administrative, la fili\u00e8re, qui repr\u00e9sente 14 % du PIB ivoirien, reste paralys\u00e9e, et des milliers de familles vivent dans l\u2019incertitude et la pauvret\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Euronews<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis plusieurs semaines, des centaines de tonnes de cacao restent bloqu\u00e9es dans les entrep\u00f4ts ivoiriens,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2197,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[78],"tags":[],"class_list":["post-2196","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-afrique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2196","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2196"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2196\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2198,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2196\/revisions\/2198"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2197"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2196"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2196"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2196"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}