{"id":287,"date":"2025-06-17T11:55:11","date_gmt":"2025-06-17T11:55:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalapaix.org\/?p=287"},"modified":"2025-06-17T11:55:11","modified_gmt":"2025-06-17T11:55:11","slug":"lutte-contre-les-zoonoses-le-projet-eluzo-pour-soutenir-les-actions-dans-5-communes-au-burkina-faso","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.journalapaix.org\/?p=287","title":{"rendered":"Lutte contre les zoonoses\u00a0: Le Projet \u00ab\u00a0ELUZO\u00a0\u00bb pour soutenir les actions dans 5 communes au Burkina Faso"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Les responsables du projet \u00ab\u00a0ELUZO\u00a0\u00bb (Elles luttent contre les zoonoses) ont organis\u00e9 le vendredi 13 juin 2025 \u00e0 Ouagadougou un atelier au profit des acteurs. L\u2019objectif de la rencontre \u00e9tait d\u2019\u00e9changer sur les r\u00e9sultats de l\u2019enqu\u00eate sur l\u2019\u00e9tat des lieux et de d\u00e9finir des pistes de solutions pour une r\u00e9ussite du projet.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les zoonoses sont des maladies et infections qui se transmettent naturellement des animaux vert\u00e9br\u00e9s aux humains et vice-versa. Elles repr\u00e9sentent, selon des chercheurs, plus de 75&nbsp;% des maladies infectieuses \u00e9mergentes et r\u00e9-\u00e9mergente. En Afrique, ces maladies font toujours de nombreuses victimes en d\u00e9pit des efforts consentis par les gouvernants pour les \u00e9radiquer. C\u2019est aussi le cas du Burkina Faso o\u00f9 des pathologies comme la cysticercose ou t\u00e9nia du porc, le t\u00e9tanos, la tuberculose, la covid-19, le virus de l\u2019h\u00e9patite E (VHE) et bien d\u2019autres que l\u2019homme contracte par le biais des animaux sont encore l\u00e9gions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour contribuer \u00e0 lutter contre ces maladies, il a \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 et mis en \u0153uvre, avec l\u2019appui du Canada le projet ELUZO (Elles luttent contre les zoonoses) dans cinq communes du Burkina Faso. Il s\u2019agit de Tenkodogo, Manga, Zoungou (Dans la province du Ganzourghou), R\u00e9o (dans le Sangui\u00e9) et Nanoro (Dans le Boulkiemd\u00e9). D\u00e9but\u00e9 en septembre 2023, le projet a pour mission d\u2019accompagner les communaut\u00e9s de ces localit\u00e9s dans la lutte contre les maladies zoonoses. \u00ab&nbsp;Nous avons choisi de cr\u00e9er ce projet pour rendre l\u2019approche \u00ab&nbsp;une seule sant\u00e9&nbsp;\u00bb vraiment accessible aux communaut\u00e9s. Donc une seule sant\u00e9 comme on dit au Canada, ici on dit One Health, c\u2019est une approche qui est scientifique mais qui peut aussi tr\u00e8s bien s\u2019appliquer au niveau des communaut\u00e9s notamment parce qu\u2019il peut am\u00e9liorer la vie des femmes, des enfants et de toutes les communaut\u00e9s&nbsp;\u00bb, a expliqu\u00e9 Magali Martin, Coordonnatrice g\u00e9n\u00e9rale du projet.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mieux cadrer le tir pour des r\u00e9sultats plus probants<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une ann\u00e9e apr\u00e8s le d\u00e9but du projet, marqu\u00e9e notamment par une \u00e9tude pour mieux cerner les probl\u00e8mes, une rencontre avec les acteurs \u00e9tait n\u00e9cessaire. Pour cela, dans la journ\u00e9e du vendredi 13 juin 2025, une mission venue du Canada, compos\u00e9e de Magali Martin, coordonnatrice g\u00e9n\u00e9rale du projet et de Marine Hubert, coordonnatrice scientifique, et l\u2019\u00e9quipe de coordination de Ouagadougou conduite par Dr Alexis Kafando et Pr Z\u00e9kiba Tarnagda, directeur scientifique du projet ELUZO, ont rencontr\u00e9 les acteurs \u00e0 Ouagdougou. \u00ab&nbsp;Affaires Mondiales Canada (AMC) est l\u2019institution partenaire qui finance le projet. En Afrique c\u2019est au Burkina et au S\u00e9n\u00e9gal que le projet est mis en \u0153uvre. La rencontre de ce matin consiste \u00e0 accueillir nos partenaires du Canada qui sont venus rencontrer l\u2019\u00e9quipe du Burkina et discuter des rapports d\u2019enqu\u00eate sur l\u2019\u00e9tat des lieux que nous avons conduits&nbsp;\u00bb, a indiqu\u00e9 Dr Alexis Kafando, coordonnateur du projet au Burkina Faso. Les \u00e9changes ont abouti \u00e0 des pistes de solution d\u00e9gag\u00e9es de commun accord avec les repr\u00e9sentants des communaut\u00e9s. La d\u00e9marche qui vise \u00e0 impliquer les communaut\u00e9s b\u00e9n\u00e9ficiaires \u00e0 l\u2019\u00e9laboration des pistes de solutions a \u00e9t\u00e9 salu\u00e9e par Dr W. Henri Gautier Ou\u00e9draogo, repr\u00e9sentant du Directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019IRSS. Pour lui, une saine collaboration peut garantir une r\u00e9ussite du projet. \u00ab&nbsp;Nous sommes convaincus que la bonne collaboration et l\u2019engagement collectif des diff\u00e9rents partenaires du projet sont essentiels pour garantir la qualit\u00e9 et la pertinence des r\u00e9sultats attendus au b\u00e9n\u00e9fice de la sant\u00e9 publique&nbsp;\u00bb, a relev\u00e9 le repr\u00e9sentant du Directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019IRSS.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Les zoonoses, des maladies \u00e0 plusieurs modes de contamination<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les zoonoses sont des pathologies qui se transmettent de l\u2019animal \u00e0 l\u2019homme et vice-versa. Dans le cadre du projet, l\u2019accent est mis sur l\u2019Anthrax, la Rage, la Grippe Aviaire, la Brucellose et la Dengue. L\u2019\u00e9tude men\u00e9e sur les pratiques d\u2019\u00e9levage, la sant\u00e9, la nutrition, les attitudes li\u00e9es aux zoonoses, etc., au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e a permis de d\u00e9celer des probl\u00e9matiques au niveau de la sant\u00e9 humaine, de la sant\u00e9 animale et de la sant\u00e9 environnementale. Les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s par Marine Hubert, coordonnatrice scientifique du projet.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces probl\u00e9matiques vont, selon Marine Hubert, de l\u2019existence de contacts tr\u00e8s \u00e9troits avec les animaux, ce qui fait qu\u2019il y a des possibilit\u00e9s de transmission de maladies, le faible acc\u00e8s, par exemple, \u00e0 l\u2019eau potable, le manque de latrines dans les villages, qui entraine la d\u00e9f\u00e9cation \u00e0 l\u2019air libre sont des possibilit\u00e9s de transmission de maladies entre l\u2019animal et l\u2019homme. Pour ce qui concerne l\u2019environnement, l\u2019utilisation des pesticides et la d\u00e9f\u00e9cation \u00e0 l\u2019air libre constituent de v\u00e9ritables probl\u00e8mes environnementaux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au cours des \u00e9changes en atelier, des pistes de solutions ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9cel\u00e9es par les participants. Ces pistes de solutions vont aboutir \u00e0 l\u2019\u00e9laboration et la mise en \u0153uvre de projets pilotes en vue de pr\u00e9venir les maladies zoonoses. Ces projets pourront \u00eatre la construction ou la r\u00e9habilitation d\u2019abattoirs ou de forages, des activit\u00e9s g\u00e9n\u00e9ratrices de revenu comme le mara\u00eechage, la production, commercialisation et transformation de produits agricoles et d\u2019\u00e9levages etc. au profit des femmes des cinq communes concern\u00e9es par le projet. Chaque communaut\u00e9 identifiera de fa\u00e7on autonome ses besoins prioritaires \u00e0 financer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Les populations sont encore expos\u00e9es aux zoonoses<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le projet ELUZO s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la rage et \u00e0 la grippe aviaire. L\u2019\u00e9tude ressort que 39,82% affirment avoir eu de la volaille infect\u00e9e mais sans confirmation qu\u2019il s\u2019agit de la grippe aviaire. \u00ab&nbsp;Ils suspectent cependant la grippe aviaire parce que la volaille est morte subitement&nbsp;\u00bb, mentionnent les enqu\u00eateurs. Dans le m\u00eame temps, pour ce qui concerne la rage, 80% des personnes interrog\u00e9es disent en avoir entendu parler, 6% ont eu des animaux atteints de cette maladie. Cependant jusqu\u2019\u00e0 83% des enqu\u00eat\u00e9s disent ne pas avoir vaccin\u00e9 leurs animaux. Ces donn\u00e9es, de l\u2019avis des experts, indiquent un faible niveau des mesures de pr\u00e9vention contre ces maladies. Les r\u00e9sultats des enqu\u00eates r\u00e9alis\u00e9es seront restitu\u00e9s aux populations et aux acteurs institutionnels.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s cette rencontre, des missions, constitu\u00e9es de chercheurs, d\u2019\u00e9tudiants en Sciences de la sant\u00e9 et en Sciences humaines et d\u2019autres sp\u00e9cialistes se rendront sur le terrain pour accompagner les communaut\u00e9s dans la mise en \u0153uvre des projets pilotes. Jusqu\u2019en 2028, les b\u00e9n\u00e9ficiaires seront dot\u00e9s de connaissance et de mat\u00e9riel pour barrer la route aux zoonoses dans les communes concern\u00e9es par le projet ELUZO.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Service Communication du projet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Source : Faso.net <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les responsables du projet \u00ab\u00a0ELUZO\u00a0\u00bb (Elles luttent contre les zoonoses) ont organis\u00e9 le vendredi 13&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":288,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-287","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-sante-actualite"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/287","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=287"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/287\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":289,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/287\/revisions\/289"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/288"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=287"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=287"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=287"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}