{"id":3364,"date":"2026-05-22T19:24:12","date_gmt":"2026-05-22T19:24:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalapaix.org\/?p=3364"},"modified":"2026-05-22T19:48:09","modified_gmt":"2026-05-22T19:48:09","slug":"champs-de-la-paix-de-farakoba-et-de-tolotalama-dans-le-houet-un-modele-dintegration-reussie-entre-pdi-et-populations-hotes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.journalapaix.org\/?p=3364","title":{"rendered":"Champs de la paix de Farakoba et de Tolotalama dans le Houet: un mod\u00e8le d\u2019int\u00e9gration r\u00e9ussie entre PDI et populations h\u00f4tes"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Initi\u00e9 en 2021 dans la r\u00e9gion du Guiriko, le champ de la paix permet de r\u00e9unir les populations h\u00f4tes et les Personnes d\u00e9plac\u00e9es internes (PDI) autour de la terre. Elle regorge un double objectif : permettre \u00e0 ces personnes de travailler la terre pour subvenir \u00e0 leurs besoins alimentaires et \u00eatre un moyen d\u2019int\u00e9gration facile des PDI. A l\u2019origine communautaire, les champs de la paix b\u00e9n\u00e9ficient de nos jours d\u2019un appui cons\u00e9quent de l\u2019Etat qui souhaite que l\u2019exemple soit impl\u00e9ment\u00e9 dans les autres r\u00e9gions. Reportage dans les champs de la paix de Farakoba et de Tolotalama dans la commune de Bobo-Dioulasso.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Farakoba, lundi 18 mai 2026. Il est 10 h 30 \u00e0 notre montre. Nous sommes dans le champ de la paix de cette localit\u00e9 situ\u00e9e \u00e0 une dizaine de kilom\u00e8tres, \u00e0 la sortie Ouest de Bobo-Dioulasso. La pluie bienfaisante de la veille a laiss\u00e9 place au beau temps. Une centaine de femmes se trouvent sur les lieux. On y compte \u00e9galement une poign\u00e9e d\u2019hommes. Munis de coupe-coupe, de dabas et de haches, ils d\u00e9frichent cette superficie de 15 hectares pour ne pas se faire surprendre par la saison des pluies imminente.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Constitu\u00e9es de Personnes d\u00e9plac\u00e9es internes (PDI) mais aussi de populations h\u00f4tes en majorit\u00e9 vuln\u00e9rables, les \u00ab cultivateurs \u00bb sont unis par un objectif commun : travailler la terre pour s\u2019auto-prendre en charge. Mamina Sanogo attire notre attention par sa mani\u00e8re<br>de manier le coupe-coupe. M\u00e8re de cinq enfants, elle vit \u00e0 Bobo-Dioulasso depuis trois ans avec son \u00e9poux. Elle est originaire de Nouna. D\u2019ailleurs, elle ne compte plus y repartir. Elle s\u2019est fait une autre famille dans le champ de la paix. En plus, elle travaille dans un centre de fabrication de pagnes Koko Dunda, au secteur 21 de la ville.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"267\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.journalapaix.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/2-12-267x300-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3365\" style=\"width:840px;height:auto\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Mamina Sanogo venue de Nouna s\u2019est bien int\u00e9gr\u00e9e dans la<\/em><br><em>communaut\u00e9.<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab Avec ce champ, nous ne manquons pas de vivres. Aussi, nous gagnons un peu d\u2019argent dans la fabrication du Koko Dunda \u00bb, indique-t-elle. Comme elle, Fatoumata Zoungrana est aussi une d\u00e9plac\u00e9e venue du village de Bassy dans la province du Mouhoun, il y a quatre ans de cela. Elle a six enfants et trois d\u2019entre eux sont toujours sur les bancs de l\u2019\u00e9cole. Si une partie des vivres est assur\u00e9e par les r\u00e9coltes du champ, la scolarit\u00e9 de sa prog\u00e9niture demeure la croix et la banni\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour y parvenir, elle a trouv\u00e9 une alternative. \u00ab La rentr\u00e9e de mes enfants se pr\u00e9pare t\u00f4t. D\u00e8s que je quitte le champ, je collecte des d\u00e9chets plastiques pour les revendre. A l\u2019\u00e9cole, on nous permet de payer la scolarit\u00e9 par tranches \u00bb, laisse-t-elle entendre. Parmi les femmes, nous trouvons Daouda Traor\u00e9. Il est venu de la localit\u00e9 de Koury dans la r\u00e9gion de S\u00e9gou au Mali. L\u00e0-bas, il \u00e9tait instituteur dans un \u00e9tablissement priv\u00e9 et sa femme \u00e9tait coiffeuse. Il se souvient encore des circonstances de sa fuite vers le Burkina Faso. \u00ab Des barbares sont venus attaquer le village.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"233\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.journalapaix.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/3-5-233x300-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3366\" style=\"width:802px;height:auto\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">En plus du champ de la paix, Fatoumata Zoungrana collecte des d\u00e9chets plastiques pour assurer la scolarit\u00e9 de ses enfants.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des membres de ma famille y ont perdu la vie \u00bb, raconte-t-il avec un brin de tristesse. D\u2019abord \u00e9tabli \u00e0 Faramana en 2023 dans le Guiriko, il rejoint une ann\u00e9e plus tard la ville de Bobo-Dioulasso. Sur place, il m\u00e8ne de petits travaux pour se faire de l\u2019argent. Sa femme a int\u00e9gr\u00e9 un salon de coiffure o\u00f9 elle exerce son m\u00e9tier. En outre, le champ de la paix lui permet d\u2019avoir des vivres pour le repas de sa famille. Contrairement \u00e0 lui, Madeleine Yabr\u00e9 fait partie de la population h\u00f4te.<br>C\u2019est sa situation de vuln\u00e9rabilit\u00e9 qui l\u2019a pouss\u00e9 \u00e0 rejoindre le champ de la paix. Elle a perdu son \u00e9poux, il y a 12 ans et s\u2019est retrouv\u00e9e seule \u00e0 \u00e9lever ses six enfants. Aujourd\u2019hui, deux d\u2019entre eux ont atteint un niveau d\u2019\u00e9tudes sup\u00e9rieures. Elle esp\u00e8re que sa souffrance sera de courte dur\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"229\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.journalapaix.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/5-2-229x300-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3367\" style=\"width:840px;height:auto\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Daouda Traor\u00e9, venu du Mali a rejoint le champ pour assurer la pitance quotidienne de sa famille<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Tout le monde y trouve son compte<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br>\u00ab Mes enfants qui ont le baccalaur\u00e9at font des concours de la fonction publique. Je pense qu\u2019un jour, Dieu va exaucer mes pri\u00e8res pour qu\u2019ils d\u00e9crochent enfin chacun un travail \u00bb, souhaite-t-elle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A Tolotalama, \u00e0 une vingtaine de kilom\u00e8tres de Bobo-Dioulasso, c\u2019est la m\u00eame r\u00e9alit\u00e9. L\u2019heure est \u00e0 la pr\u00e9paration du champ. Une superficie de terre de 15 hectares a \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9e gracieusement par le chef du village pour le champ de la paix. Du fait des moyens limit\u00e9s, la totalit\u00e9 de l\u2019espace n\u2019est pas encore exploit\u00e9e. Mais le peu exploit\u00e9 permet de soulager un tant soit peu ces 202 personnes qui y travaillent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est le cas de Aminata Zorom\u00e9, venue de Titao dans le Loroum. \u00ab A la fin de la saison, les r\u00e9coltes sont partag\u00e9es \u00e0 tout le monde, sous la supervision des services du minist\u00e8re de la Famille et de la Solidarit\u00e9 \u00bb, pr\u00e9cise-t-elle. Et, c\u2019est la coordonnatrice des femmes de l\u2019arrondissement 3 de Bobo-Dioulasso, Salamata Ou\u00e9draogo, qui peut s\u2019enorgueillir. \u00ab Depuis que nous exploitons ce champ, le visage des femmes a chang\u00e9. Le sourire y est \u00bb, soutient-t-elle. Elle rappelle que l\u2019id\u00e9e de mettre en place ce champ de Tolotalama est venue directement du Pr\u00e9sident du Faso, le capitaine Ibrahim Traor\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab En 2022, j\u2019ai eu la chance de participer \u00e0 une rencontre. Et ce jour-l\u00e0, le Pr\u00e9sident du Faso nous a sugg\u00e9r\u00e9 de mettre en place des champs collectifs pour soutenir les PDI. De retour, j\u2019ai entrepris les d\u00e9marches et aujourd\u2019hui ce champ est une r\u00e9alit\u00e9 \u00bb, pr\u00e9cise-t-elle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Une initiative au d\u00e9part communautaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br>Elle ajoute que ce champ a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un accompagnement du gouvernement, \u00e0 travers un forage \u00e0 motricit\u00e9 humaine. Egalement, au d\u00e9but de la pr\u00e9c\u00e9dente saison agricole, poursuit-elle, les femmes ont \u00e9t\u00e9 appuy\u00e9es en intrants agricoles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce qui leur a permis de r\u00e9colter sept tonnes de ma\u00efs et du ni\u00e9b\u00e9. Aujourd\u2019hui, regrette-t-elle, le forage est en panne. Elle appelle \u00e0 l\u2019aide pour sa r\u00e9paration. La coordonnatrice r\u00e9gionale des femmes du Guiriko, Solange Traor\u00e9, pionni\u00e8re des champs de la paix \u00e0 travers celui de Farakoba, rappelle que tout a d\u00e9but\u00e9 en 2021. \u00ab Nous avions remarqu\u00e9 que beaucoup de femmes venues d\u2019autres localit\u00e9s \u00e9taient au bord des voies. Elles passaient leur temps \u00e0 qu\u00e9mander pour nourrir leurs enfants.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elles n\u2019ont pas choisi cette situation. Dans leurs villages, elles \u00e9taient bien log\u00e9es et bien nourries, certainement \u00bb, d\u00e9crit-elle. En s\u2019entretenant avec elles, confie-t-elle, elles nous ont laiss\u00e9 entendre qu\u2019elles pratiquaient l\u2019agriculture dans leurs localit\u00e9s d\u2019origine. \u00ab Alors, nous avons d\u00e9cid\u00e9 pour la premi\u00e8re ann\u00e9e de louer un terrain de 5 hectares pour elles. 5 tonnes de ma\u00efs ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9colt\u00e9es et r\u00e9parties entre elles. A la deuxi\u00e8me ann\u00e9e, l\u2019Etat nous a octroy\u00e9 15 hectares de terre. Dix tonnes de ma\u00efs, du ni\u00e9b\u00e9 et des arachides ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9colt\u00e9s \u00bb, se r\u00e9jouit-elle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle a dit sa fiert\u00e9 de constater que des femmes s\u2019en sortent mieux. \u00ab Certaines femmes qui \u00e9taient l\u00e0 au d\u00e9but de notre aventure sont toujours pr\u00e9sentes. Seulement, la qui\u00e9tude retrouv\u00e9e, d\u2019autres d\u2019entre elles sont reparties dans leurs localit\u00e9s. Mais celles d\u00e9j\u00e0 bien int\u00e9gr\u00e9es, ne souhaitent plus y retourner, car, elles ont perdu leur \u00e9poux. Ce pass\u00e9 douloureux les hante toujours \u00bb, souligne la coordonnatrice. L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re (ndrl, 2025-2026), la moisson a aussi \u00e9t\u00e9 bonne. \u00ab Plus de 15 tonnes de ma\u00efs, du ni\u00e9b\u00e9 en grande quantit\u00e9 et du soja ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9colt\u00e9s. Tout cela gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019appui de l\u2019Etat qui, chaque ann\u00e9e, ne cesse d\u2019augmenter la dotation en intrants \u00bb, foi de Mme Traor\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Des difficult\u00e9s en voie de r\u00e9solution<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br>A Tolotalama, le forage r\u00e9alis\u00e9 en 2024 est en panne. A Farakoba, la coordonnatrice \u00e9gr\u00e8ne \u00e9galement un chapelet de difficult\u00e9s. Son souhait est de voir se r\u00e9aliser un forage et une cl\u00f4ture pour permettre aux femmes de pratiquer l\u2019agriculture \u00e0 temps plein. Un soutien pour le labour du champ mais aussi en intrants serait \u00e9galement un soulagement.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"224\" height=\"300\" src=\"https:\/\/www.journalapaix.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/4-2-224x300-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3368\" style=\"width:840px;height:auto\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Daouda Traor\u00e9, venu du Mali a rejoint le champ pour assurer la pitance quotidienne de sa famille<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab Quand \u00e7a va chez la femme, \u00e7a va chez tout le monde \u00bb, conclut-elle. Pour le directeur r\u00e9gional de la famille et de la solidarit\u00e9 du Guiriko, Oll\u00e9 Kam, l\u2019Etat suit avec une attention particuli\u00e8re la question des champs de la paix. C\u2019est une initiative tr\u00e8s louable, car, au d\u00e9part, les PDI vivaient de l\u2019assistanat. \u00ab Il fallait d\u00e9velopper des initiatives communautaires pour que l\u2019assistanat ne soit pas la seule strat\u00e9gie de prise en charge de nos fr\u00e8res et s\u0153urs d\u00e9plac\u00e9s \u00bb, assure-t-il.<br>Dans les trois provinces du Guiriko, il y a de plus en plus d\u2019engouement de la part des associations et des coop\u00e9ratives autour de l\u2019initiative. \u00ab Nous avons \u00e9t\u00e9 instruits par les autorit\u00e9s de faire le point de tous les besoins de ces champs de la paix. Le rapport a \u00e9t\u00e9 transmis \u00e0 qui de droit. Je pense que si l\u2019autorit\u00e9 l\u2019a demand\u00e9, ce n\u2019est pas pour le d\u00e9poser dans un tiroir \u00bb, souligne-t-il. Dans la logique de l\u2019autosuffisance alimentaire entreprise par le Burkina, le directeur r\u00e9gional charg\u00e9 de la famille salue ces initiatives qui, au-del\u00e0 de la production agricole, permettent aux PDI de s\u2019int\u00e9grer dans la communaut\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab La sant\u00e9 ne se r\u00e9sume pas seulement \u00e0 manger et \u00e0 dormir. C\u2019est un \u00e9tat d\u2019esprit. Quand on se sent aim\u00e9 au sein d\u2019une communaut\u00e9, c\u2019est tr\u00e8s important \u00bb, estime Oll\u00e9 Kam. En perspectives, annonce-t-il, des projets structurants sont en train d\u2019\u00eatre \u00e9labor\u00e9s en collaboration avec les autres structures de l\u2019Etat en vue d\u2019autonomiser davantage les femmes. \u00ab C\u2019est notre mission et nous avons l\u2019obligation de le faire \u00bb, conclut-il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Sidwaya<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Initi\u00e9 en 2021 dans la r\u00e9gion du Guiriko, le champ de la paix permet de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":3375,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[65],"tags":[],"class_list":["post-3364","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-paix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3364","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3364"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3364\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3369,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3364\/revisions\/3369"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3375"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3364"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3364"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3364"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}