{"id":3391,"date":"2026-05-23T11:17:46","date_gmt":"2026-05-23T11:17:46","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalapaix.org\/?p=3391"},"modified":"2026-05-23T11:17:46","modified_gmt":"2026-05-23T11:17:46","slug":"lafrique-est-la-cle-dune-croissance-mondiale-durable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.journalapaix.org\/?p=3391","title":{"rendered":"L&rsquo;Afrique est la cl\u00e9 d&rsquo;une croissance mondiale durable"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 mesure que davantage de pays franchissent le seuil des soci\u00e9t\u00e9s \u00ab super-vieillissantes \u00bb, o\u00f9 plus de 20 % de la population a 65 ans ou plus, la communaut\u00e9 internationale devrait \u00eatre de plus en plus incit\u00e9e \u00e0 cesser de rel\u00e9guer l&rsquo;Afrique \u00e0 un r\u00f4le p\u00e9riph\u00e9rique. L&rsquo;\u00e9conomie mondiale a besoin de nouveaux moteurs de demande, et l&rsquo;Afrique est particuli\u00e8rement bien plac\u00e9e pour r\u00e9pondre \u00e0 ce besoin. En r\u00e9alit\u00e9, le dynamisme d\u00e9mographique de l&rsquo;Afrique, conjugu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ampleur de ses besoins d&rsquo;investissement en infrastructures, implique qu&rsquo;elle devrait jouer un r\u00f4le de plus en plus central dans le commerce et l&rsquo;investissement mondiaux dans les ann\u00e9es \u00e0 venir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;\u00e9lan d\u00e9mographique de l&rsquo;Afrique n&rsquo;a pas d&rsquo;\u00e9quivalent. Sa population devrait approcher 2,5 milliards d&rsquo;habitants d&rsquo;ici 2050. \u00c0 cet horizon, le Nigeria devrait devenir le troisi\u00e8me pays le plus peupl\u00e9 au monde, d\u00e9passant les \u00c9tats-Unis et se classant derri\u00e8re l&rsquo;Inde et la Chine. D&rsquo;ici la fin du si\u00e8cle, pr\u00e8s de 40 % de la population mondiale devrait \u00eatre africaine.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Plus important encore, l&rsquo;Afrique concentrera l&rsquo;essentiel de la hausse nette de la population mondiale en \u00e2ge de travailler, tandis que la plupart des autres r\u00e9gions feront face \u00e0 une contraction de leur main-d&rsquo;\u0153uvre et \u00e0 une augmentation des ratios de d\u00e9pendance. De r\u00e9centes donn\u00e9es montrent que les \u00e9conomies dont la croissance d\u00e9mographique d\u00e9passe la moyenne mondiale de 1 % ont enregistr\u00e9 une croissance moyenne du PIB r\u00e9el de 3,1 %, contre seulement 1,4 % pour celles dont la population recule. Le PIB africain progresse d\u00e9j\u00e0 plus vite que la moyenne mondiale, et la plupart des projections de long terme indiquent que le puissant vent arri\u00e8re d\u00e9mographique du continent contribuera \u00e0 tirer l&rsquo;\u00e9conomie mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si la croissance \u00e9conomique exige un dosage optimal de capital, de travail et de technologie, elle repose souvent, au c\u0153ur, sur une interaction auto-entretenue entre cr\u00e9ation d&#8217;emplois et hausse des d\u00e9penses de consommation. Historiquement, la vigueur d\u00e9mographique a soutenu le d\u00e9veloppement du capital humain, alimentant l&rsquo;expansion de la demande int\u00e9rieure, qui repr\u00e9sente plus des deux tiers du PIB am\u00e9ricain et plus de la moiti\u00e9 du PIB canadien.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans ce contexte, la jeunesse africaine constitue un atout majeur, \u00e0 la fois pour l&rsquo;offre de travail et pour la cr\u00e9ation de nouvelle demande. Alors que la croissance de la consommation a ralenti dans les \u00e9conomies avanc\u00e9es, en raison de la stagnation d\u00e9mographique, elle s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re en Afrique, o\u00f9 la rapide urbanisation fait \u00e9merger de nouveaux march\u00e9s de consommation et o\u00f9 les revenus augmentent progressivement. D&rsquo;ici 2050, des centaines de millions d&rsquo;Africains devraient rejoindre la classe moyenne, et les d\u00e9penses de consommation et d&rsquo;investissement des entreprises sur le continent devraient atteindre 16 100 milliards de dollars, cr\u00e9ant une forte demande de biens et de services.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;Afrique rec\u00e8le aussi un immense potentiel de transformation structurelle. En tant que continent le moins industrialis\u00e9, ne repr\u00e9sentant moins de 2 % de la production manufacturi\u00e8re mondiale, l&rsquo;Afrique offre les meilleures perspectives de gains de productivit\u00e9 et de hausse du revenu par habitant. La bauxite en est un exemple : ce qui vaut 874 milliards de dollars \u00e0 la sortie de la mine atteint 5 200 milliards une fois raffin\u00e9 en alumine, et jusqu&rsquo;\u00e0 15 400 milliards lorsqu&rsquo;il est transform\u00e9 en aluminium. Transformer les mati\u00e8res premi\u00e8res sur le continent, plut\u00f4t que de les exporter, repr\u00e9sente une opportunit\u00e9 \u00e9conomique consid\u00e9rable.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Saisir cette opportunit\u00e9 exigera de s&rsquo;attaquer au d\u00e9ficit d&rsquo;infrastructures de l&rsquo;Afrique. Une hausse des d\u00e9penses d&rsquo;infrastructure, en particulier dans la construction, l&rsquo;extraction mini\u00e8re, l&rsquo;industrie manufacturi\u00e8re et les services, pr\u00e9parerait le terrain \u00e0 des gains de productivit\u00e9 durables. L&rsquo;ampleur du retard implique que des investissements soutenus pourraient entretenir la dynamique de croissance pendant des d\u00e9cennies, avec d&rsquo;importants effets d&rsquo;entra\u00eenement positifs pour l&rsquo;\u00e9conomie mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec un financement suffisant des infrastructures, du d\u00e9veloppement du capital humain et des r\u00e9formes de politiques publiques, l&rsquo;Afrique peut r\u00e9ussir une industrialisation \u00e0 grande \u00e9chelle, convertir sa croissance d\u00e9mographique en dynamisme \u00e9conomique durable et g\u00e9n\u00e9rer un puissant dividende d\u00e9mographique pour l&rsquo;\u00e9conomie mondiale. La mise en \u0153uvre de la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECAf) constitue une \u00e9tape cl\u00e9 pour catalyser cette transformation structurelle, car un march\u00e9 plus int\u00e9gr\u00e9 renforce les avantages de co\u00fbts et stimule la croissance industrielle. Les biens manufactur\u00e9s gagneraient d&rsquo;abord en \u00e9chelle gr\u00e2ce \u00e0 la demande r\u00e9gionale rendue possible par la ZLECAf, avant de s&rsquo;\u00e9tendre aux march\u00e9s mondiaux \u00e0 mesure que l&rsquo;Afrique deviendra plus comp\u00e9titive.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec une population en forte croissance, de vastes march\u00e9s de consommation encore inexploit\u00e9s, un potentiel d&rsquo;industrialisation, une richesse en ressources consid\u00e9rable et une volont\u00e9 d&rsquo;int\u00e9gration \u00e9conomique r\u00e9gionale \u00e0 grande \u00e9chelle, l&rsquo;Afrique tient entre ses mains l&rsquo;avenir de la croissance mondiale. Alors que de plus en plus d&rsquo;\u00e9conomies avanc\u00e9es sont confront\u00e9es \u00e0 des probl\u00e8mes structurels, l&rsquo;Afrique demeure le plus grand r\u00e9servoir de potentiel de croissance transformative.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour que les pays africains deviennent un pilier de l&rsquo;expansion \u00e9conomique mondiale au XXIe si\u00e8cle, ils ont n\u00e9anmoins besoin de politiques efficaces et de soutien. L&rsquo;enjeu est de taille : si le potentiel du continent ne se concr\u00e9tise pas, un monde vieillissant aura du mal \u00e0 pr\u00e9server la prosp\u00e9rit\u00e9. La r\u00e9ussite de l&rsquo;Afrique n&rsquo;est donc plus une question r\u00e9gionale, mais un imp\u00e9ratif mondial.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La Paix<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Source : Journal d&rsquo;Abidjan<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 mesure que davantage de pays franchissent le seuil des soci\u00e9t\u00e9s \u00ab super-vieillissantes \u00bb, o\u00f9&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":3392,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[78],"tags":[],"class_list":["post-3391","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-afrique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3391","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3391"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3391\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3393,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3391\/revisions\/3393"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3392"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3391"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3391"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalapaix.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3391"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}