Académie Technologique du Faso : Le Burkina Faso recrute ses meilleurs cerveaux pour former l’élite de demain

Le Burkina Faso franchit un palier majeur dans sa quête d’indépendance scientifique. À l’approche de la rentrée académique fixée au 1er octobre 2026, le Camarade Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso, Martha Céleste Anderson D. Medah, a annoncé le lancement officiel d’un avis à manifestation d’intérêt. L’objectif est de constituer un vivier complémentaire d’enseignants et d’experts associés au profit de la prestigieuse Académie Technologique du Faso (ATF). Cette initiative vise à mobiliser les plus hautes compétences nationales et de la diaspora pour offrir un encadrement d’excellence aux 250 élèves de la première cohorte de l’institution.

L’heure de la rentrée approche à grands pas pour l’élite technologique de demain. Après avoir bouclé avec succès le recrutement historique de sa toute première promotion de 250 élèves, l’Académie Technologique du Faso (ATF) s’attelle désormais à finaliser son dispositif pédagogique. C’est le sens du communiqué publié ce vendredi 21 août 2026 par la Présidence du Faso, appelant à la mobilisation des meilleures compétences scientifiques.

Le projet est d’envergure et l’ambition, clairement affichée : ancrer l’apprentissage dans la rigueur scientifique tout en l’ouvrant sur les réalités professionnelles contemporaines. Pour y parvenir, l’ATF cherche à enrichir son équipe pédagogique permanente par l’intégration d’experts associés. Les enseignements prévus couvriront un large spectre allant du tronc commun théorique et pratique — comprenant les sciences et techniques de l’ingénieur, les langues et les humanités scientifiques — jusqu’à des interventions hautement spécialisées dédiées aux technologies émergentes.

Profils recherchés : Un appel vibrant à la diaspora

Pour faire acte de candidature, l’adhésion à l’idéal d’excellence et de souveraineté technologique du Burkina Faso est un prérequis. L’appel s’adresse aux professionnels, enseignants du supérieur ou des classes préparatoires, ainsi qu’aux chercheurs disposant d’une expérience avérée dans leur domaine. Si le grade de docteur (PhD) est présenté comme un atout appréciable, il n’est pas pour autant une condition éliminatoire.

Fait marquant de cette campagne de recrutement : la Présidence insiste particulièrement sur l’apport des compétences extérieures. Les candidatures des Burkinabè de la diaspora sont ainsi déclarées recevables et même vivement encouragées à rejoindre cette dynamique nationale.

L’administration précise que l’inscription dans ce vivier d’experts ne vaut pas engagement immédiat ou contrat systématique. Les sollicitations des enseignants se feront au gré des besoins pédagogiques spécifiques exprimés par l’Académie tout au long de l’année. Les candidats intéressés sont invités à soumettre leur dossier de manifestation d’intérêt en ligne via la plateforme dédiée : http://recrutement.atf.gov.bf.

À travers cette initiative, le gouvernement de transition réaffirme sa volonté de faire de l’éducation scientifique un pilier de la souveraineté nationale. Les experts burkinabè, d’ici et d’ailleurs, sont désormais face à leurs responsabilités pour accompagner cette transition technologique majeure.

La Paix

Source : Netafrique

par La paix