Polémique sur les salaires des employés de l’Hôtel Beneb-Souka de Koudougou : l’Hôtel défend sa gestion et l’honneur de son promoteur

Visée par des publications sur les réseaux sociaux faisant état de trois mois de salaires impayés, la direction de l’Hôtel Beneb-Souka de Koudougou a publié ce dimanche 4 octobre 2026 un droit de réponse officiel. Tout en reconnaissant des ralentissements conjoncturels dans le secteur et un retard partiel de paiement, l’administration réfute catégoriquement tout arriéré de trois mois et dénonce une tentative de ternir l’image de l’établissement hôtelier et de son promoteur.


La direction de l’Hôtel Beneb-Souka, établissement hôtelier situé au cœur de la ville de Koudougou, est sortie du silence ce dimanche 4 octobre 2026 à travers un droit de réponse officiel signé conjointement par la Directrice commerciale et d’exploitation, Irène Sanon, et le Gestionnaire, Soutongnoma Stéphane Kaboré. Cette prise de parole publique fait suite à la circulation sur les réseaux sociaux de messages affirmant que l’établissement cumulerait trois (3) mois de salaires impayés à l’endroit de son personnel.

Dans leur déclaration, les responsables rappellent qu’en vertu des réorganisations internes intervenues le 1ᵉʳ janvier 2026, l’hôtel bénéficie d’une gestion administrative autonome disposant des pleins pouvoirs d’exploitation, de gestion et de recouvrement. La direction souligne par ailleurs la conjoncture délicate que traverse actuellement l’ensemble du secteur hôtelier, marquée par une baisse générale de la fréquentation des établissements.

Abordant directement la question des rémunérations, la direction reconnaît l’existence d’un retard de paiement, mais rejette fermement le chiffre de trois mois d’arriérés avancé sur la toile. Pour faire face aux tensions de trésorerie de l’établissement, l’administration avait adressé, le 9 septembre 2026, une demande de concours financier au promoteur. En réponse, ce dernier a accordé, le 11 septembre 2026, une avance équivalant à un mois de salaire, assortie de la promesse de régler le reliquat la semaine suivante. Toutefois, certains employés ont décliné ce versement partiel, préférant attendre la perception de la totalité du cumul.

« Nulle part, nous ne devons trois mois de salaire à un employé », affirme sans ambiguïté la direction dans son document.

Déplorant des manœuvres visant à porter atteinte à la réputation de l’hôtel et de ses dirigeants, l’administration précise également que le voyage du promoteur en Israël n’a aucun lien avec la gestion des salaires. Soucieuse de préserver le climat de confiance avec son public, la direction de l’Hôtel Beneb-Souka tient à rassurer l’ensemble de ses clients, amis et partenaires sur la continuité normale de ses prestations et l’ouverture de ses services.

La Paix

Source : Netafrique

par La paix