Chers camarades, chers compatriotes, chers Wayiyans,
En cette période historique où notre pays, le Burkina Faso, lutte avec dignité pour sa souveraineté, il est essentiel de revenir à des valeurs humaines et morales fondamentales.
Dans cette révolution en marche, chacun est libre dans ses choix, mais chacun devra assumer les fruits de ses actes. Détruire autrui pour bâtir son ascension est une illusion de courte durée. Le temps finit toujours par faire justice. Ainsi, privilégions une patience utile à des regrets durables.
La réussite de notre combat passe aussi par la cohésion sociale. Le respect mutuel, la confiance et la compréhension doivent être les fondements de nos relations, dans nos mouvements comme dans nos familles. L’amour pour la patrie ne se crie pas, il se prouve par des actes sincères, loin du favoritisme, des querelles inutiles et des ambitions personnelles.
La peur de l’ennemi ne doit pas nous paralyser. Ensemble, nous devons la surmonter. La déception que certains peuvent ressentir ne doit pas nous diviser, mais nous enseigner la prudence et l’unité. Ce combat ne peut être gagné que par ceux qui acceptent de se remettre en question et de renoncer aux comportements égoïstes.
Vouloir copier les systèmes défaillants ou les modèles imposés de l’extérieur, c’est trahir l’esprit même de notre révolution. Notre vraie richesse réside dans notre autonomie, notre dignité, et notre capacité à ne dépendre de personne pour exister.
Enfin, sachons que le sourire n’est pas toujours signe de paix intérieure ; souvent, il masque les douleurs de notre peuple. Restons attentifs aux réalités, lucides dans nos analyses, mais fermes dans notre engagement.
La révolution, c’est aussi un changement de mentalité. Soyons des acteurs responsables, des bâtisseurs de sens, des gardiens de la justice sociale.
La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons.
La voix du MPR.
