Ce mercredi 20 août 2025 dans la salle de conférence du Conseil régional de Koudougou, le haut-commissaire du Ziro, Saïba Zoromé, représentant le gouverneur de Nando a présidé la cérémonie de l’atelier régional de communication-appropriation et de lancement du sous-programme Formation Professionnelle non Formelle des jeunes du programme FONAENF/YirSor. En présence de Yombo Paul Diabouga Directeur Général du FONAENF, de Panoussa Compaoré, représentant de la Coopération suisse et des acteurs de l’éducation.
Le Fonds pour l’Alphabétisation et l’Éducation non Formelle (FONAENF) est un outil commun à tous les acteurs de l’Alphabétisation et de l’Education formelle. En effet le FONAENF a initié un nouveau sous-programme pour la formation professionnelle non formelle des jeunes du Burkina dénommée : « YirSor ». Ainsi dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme, les acteurs de l’éducation de la région de Nando ont été conviés à un atelier régional de communication et d’appropriation dudit programme. La rencontre s’est déroulée ce mercredi 20 août 2025 dans la salle de conférence du Conseil régional de Koudougou. Le haut-commissaire du Ziro, Saïba Zoromé, représentant le gouverneur de Nando a présidé la cérémonie d’ouverture en présence de Yombo Paul Diabouga Directeur Général du FONAENF, de Panoussa Compaoré, représentant de la Coopération suisse.

L’initiative « YirSor » qui signifie « la voie du développement », s’inscrit dans le cadre du partenariat entre le FONAENF et la Coopération suisse. Elle fait partie des actions stratégiques visant à renforcer la capacité de réponse du Fonds face à la demande croissante, dans le cadre de la mise en œuvre de son plan stratégique 2025-2029. Le haut-commissaire du Ziro, Saïba Zoromé, représentant le gouverneur de Nando, a indiqué que le programme FONAENF/YirSor s’inscrit dans une dynamique de continuité stratégique. Ce modèle, dit-il a démontré qu’une éducation non formelle, articulée à la formation professionnelle non formelle et adaptée aux réalités locales, peut transformer concrètement les trajectoires de vie des jeunes et des adultes vulnérables.

Rappelons qu’au Burkina Faso, la majorité de la population est jeune et une grande partie des habitants ne sait ni lire ni écrire. Environ 65,3 % des Burkinabè sont touchés par l’analphabétisme. C’est dans ce contexte que le Fonds pour l’Alphabétisation et l’Éducation Non Formelle (FONAENF) œuvre pour élargir l’accès à une éducation inclusive et pertinente.

Grâce au soutien financier de la Coopération Suisse, « YirSor » contribuera à doter les bénéficiaires de compétences utiles dans leur vie quotidienne, leur ouvrant ainsi de réelles perspectives d’emploi ou d’auto-emploi. Grâce à cette approche, l’appui améliorera les conditions de vie des populations, à lutter contre la pauvreté et à prévenir des risques tels que l’exode rural, l’exclusion sociale ou encore le recrutement par des groupes extrémistes. Panoussa Compaoré, représentant de la Coopération suisse, a salué cette initiative du FONAENF qui va faciliter l’accès équitable à l’éducation et la formation professionnelle non formelle, malgré le contexte sécuritaire difficile, l’inclusion des filles et des femmes, ainsi que l’insertion économique durable des apprenants et apprenantes.

Quant au Directeur général du FONAENF, Yombo Paul Diabouga, ce programme est une dynamique collective, un souffle nouveau et un levier de dignité et de développement pour les populations. Avec environ 5 000 bénéficiaires dont au moins 50 % de filles et femmes ciblés par ce sous-programme spécifique dans les régions pilotes des Kuilsé, du Guiriko et de Nando. FONAENF/YirSor porte une vision forte, une vision d’espoir, d’autonomisation et de transformation sociale.
Sébastien OUEDRAOGO
La Paix
