Une décision radicale pour booster l’économie locale. Par un communiqué interministériel publié le 30 juillet 2026, le gouvernement burkinabè a officiellement annoncé la suspension de l’importation de la farine (y compris infantile), du couscous et de la semoule sur l’ensemble du territoire national. Portée par quatre ministères clés, cette mesure vise à assurer l’écoulement de la production nationale et à renforcer l’indépendance agroalimentaire du pays. Si un sursis de deux mois est accordé pour les opérations déjà engagées, les autorités préviennent : tout contrevenant s’expose désormais à des sanctions rigoureuses.
Le Burkina Faso franchit une étape décisive dans sa stratégie de promotion des produits locaux. Dans une dynamique de protectionnisme assumé, le gouvernement a décidé de mettre un coup d’arrêt aux importations massives de farine et de ses produits dérivés que sont le couscous et la semoule.
Le Communiqué Interministériel N°026-0022, signé conjointement par les ministres de l’Industrie, de l’Agriculture, de la Santé et de l’Économie, est sans équivoque : l’objectif premier est de « soutenir l’écoulement de la production nationale ». En suspendant ces importations « jusqu’à nouvel ordre », l’État entend offrir un appel d’air aux transformateurs locaux qui peinent parfois à concurrencer les produits importés sur le marché domestique. Cette mesure concerne une large gamme, allant de la farine de consommation courante à la farine infantile, secteur pourtant sensible.
Conscient de la réalité des flux commerciaux, le gouvernement n’impose pas une rupture brutale pour les cargaisons déjà en route. Les opérateurs économiques disposent d’un délai de deux mois à compter de la signature de l’acte pour achever les formalités d’importation déjà engagées. Passé ce délai de transition, le verrouillage sera total.
Pour garantir l’efficacité de cette mesure, l’exécutif mobilise l’ensemble de ses bras armés. Les services de contrôle aux postes frontières et les forces de sécurité sont en première ligne pour veiller à l’exécution des termes du communiqué.
L’innovation réside également dans l’implication de la population. Le gouvernement encourage les citoyens à dénoncer tout non-respect de cette décision via des numéros verts (80 00 11 84/85/86). C’est un message clair envoyé aux spéculateurs : le non-respect de cette directive administrative entraînera des sanctions conformément à la réglementation en vigueur.
Avec ce nouveau cadre réglementaire, le Burkina Faso réaffirme sa volonté de faire de la transformation locale le moteur de sa résilience économique, transformant le slogan « produisons et consommons burkinabè » en une réalité juridique contraignante.
