Accès à la RTB : 200 millions de FCFA de pénalité pour Canal+ Burkina pour avoir ignoré les injonctions du CSC

Le régulateur burkinabè durcit le ton face au géant de la télévision par satellite. Par un communiqué officiel daté du 27 juillet 2026, le Conseil supérieur de la communication (CSC) a annoncé avoir infligé une amende de deux cents millions (200 000 000) de FCFA à la société CANAL+ INTERNATIONAL,. Cette sanction fait suite au refus de l’opérateur de se conformer à une précédente décision exigeant la levée immédiate de tout obstacle à l’accès en clair aux chaînes de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) pour les abonnés résidant sur le territoire national. Entre non-respect des délais et exigences techniques contestées, le CSC marque sa volonté de faire respecter strictement les obligations conventionnelles des médias internationaux opérant au Burkina Faso.

Le ciel de l’audiovisuel burkinabè s’assombrit pour Canal+ International. Dans une décision qui fera date par sa lourdeur financière, le Conseil supérieur de la communication (CSC) a décidé de sanctionner sévèrement l’opérateur français pour ses manquements répétés à la réglementation locale,.

L’affaire remonte au 12 juin 2026. Par une décision précédente (n°2026-026/CSC), le régulateur avait déjà condamné Canal+ à une première amende de cinquante millions (50 000 000) de FCFA,. Le grief était alors sans équivoque : l’opérateur imposait des obstacles à l’accès « en clair » aux chaînes nationales de la RTB pour ses abonnés burkinabè. Plus précisément, le CSC exigeait que cet accès soit garanti sans condition d’envoi de SMS ou de démarches supplémentaires, conformément aux obligations conventionnelles liant la société à l’État burkinabè,.

À la suite de cette première sanction, la société disposait d’un délai de 30 jours pour exécuter la décision et lever les barrières techniques,. Cependant, le constat dressé par le régulateur est sans appel : le délai est expiré sans que Canal+ International ne se soit conformé aux directives.

Face à ce qu’il qualifie de regrettable « non-exécution », le président du CSC, W. Louis Modeste Ouédraogo, a acté ce lundi une nouvelle sanction financière,. Cette fois, le montant a été multiplié par quatre, atteignant les 200 millions de FCFA, afin de contraindre l’opérateur à respecter la souveraineté médiatique du pays,.

Pour le CSC, cette amende n’est pas qu’une simple transaction financière, mais une mesure de contrainte visant à garantir que les médias nationaux soient accessibles à tous les citoyens sans entraves technologiques injustifiées,. En rappelant Canal+ à ses devoirs, le régulateur burkinabè souligne que la présence des groupes internationaux sur le marché local reste strictement soumise au respect des conventions de diffusion en vigueur au Burkina Faso.

La Paix

Source : Netafrique.net

par La paix